
Acheter de l'immobilier au Panama quand on est français
Le pays laisse un étranger acheter en son nom propre, sans autorisation ni associé local. Ce n'est pas là que les dossiers se perdent. Ils se perdent sur la nature de ce qui est vendu, sur qui conseille l'acheteur, et sur le moment où l'argent quitte le compte.
Le problème n'est pas l'accès au marché, il est la lisibilité du bien
Un acheteur français qui tape le sujet sur Google tombe d'abord sur des portails d'annonces, puis sur des agences. Tous répondent à la même question, celle du catalogue. Aucun ne répond à celle qui décide de l'issue : qu'est-ce que je signe exactement, et devant qui. Le Panama a un marché ouvert et un droit foncier hétérogène, et c'est cette combinaison qui produit les mauvaises surprises. Deux biens voisins, au même prix, dans le même village, peuvent reposer sur deux régimes juridiques qui n'ont rien à voir.
Vous ne trouverez ici aucune fourchette de prix au mètre carré. Les ordres de grandeur par ville et par quartier sont réunis dans notre relevé du marché immobilier panaméen, mis à jour séparément. Les seuls chiffres de cette page sont des coûts de transaction, en pourcentage.
Ce qui suit est un travail éditorial appuyé sur des textes que nous avons ouverts et cités en bas de page. Ce n'est pas un conseil juridique, et cela ne remplace pas l'avocat panaméen dont il va beaucoup être question.
Ce qu'un étranger peut acheter, et l'endroit exact où la loi l'arrête
La règle générale est simple
Le Panama ne réserve pas la propriété immobilière à ses nationaux. Un Français achète en son nom, détient sans limite de durée, loue et revend, sans autorisation préalable, sans associé panaméen imposé et sans quota. Cette ouverture est réelle et elle explique qu'on trouve des propriétaires étrangers partout, de la tour de Panama City à la ferme de Chiriquí. La propriété ne dépend pas non plus du titre de séjour, alors que l'inverse est parfois vrai, le bien pouvant servir de support à une demande de résidence par investissement.
Premier verrou : les dix kilomètres de frontière
L'article 291 de la Constitution énonce que les personnes physiques ou morales étrangères, ainsi que les sociétés nationales dont le capital est étranger en tout ou partie, ne peuvent pas acquérir de terres situées à moins de dix kilomètres des frontières. La formulation vise le capital, pas seulement le nom sur l'acte : loger l'achat dans une société panaméenne détenue par un étranger ne fait pas tomber l'interdiction. Cela concerne en pratique les zones proches du Costa Rica, du côté de Chiriquí et de Bocas del Toro, et l'est du pays vers la Colombie.
Deuxième verrou : la bande littorale appartient à l'État
L'article 258 de la Constitution range la mer territoriale, les plages et leurs rives parmi les biens de l'État affectés à l'usage public, et précise qu'ils ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation privée. Personne ne vend une plage au Panama.

La loi qui organise la titulación du littoral chiffre cette bande, et les chiffres valent d'être connus avant de visiter. La rive de plage inaliénable mesure 22 mètres depuis la ligne de haute mer côté Pacifique, 10 mètres côté Atlantique. Au-delà commence une zone côtière de 200 mètres, dont seule la partie située derrière la rive peut être adjugée. Ce qui se commercialise en front de mer est donc soit une parcelle titrée en retrait, soit une concession, et la différence ne se voit pas sur la photo de l'annonce.
Ces concessions touristiques sur le littoral et les îles sont accordées par le ministère de l'Économie et des Finances pour une durée pouvant aller jusqu'à quarante ans, prorogeable de trente ans, et jusqu'à soixante ans pour les projets d'investissement les plus lourds. Un contrat de ce type n'est parfait qu'après visa de la Contraloría General. Ce sont donc trois choses à lire : l'échéance, les causes de résiliation, et la présence du visa.
Le cas des îles, souvent mal raconté
Le même article 291 encadre l'aliénation du territoire insulaire, qui suppose une finalité de développement, une zone ni stratégique ni réservée, et une loi d'aménagement adoptée. La nuance que la plupart des contenus francophones ratent est celle-ci : ce n'est pas une interdiction faite aux étrangers, c'est une limite posée à l'État pour toute cession d'île, y compris à un Panaméen. Là où l'île est classée stratégique ou réservée, aucun titre n'est délivrable et l'occupant ne peut espérer qu'une concession d'usage de vingt ans renouvelables. Voilà ce qu'il faut faire vérifier avant de s'attacher à un terrain vu depuis un bateau.
Titre, droit de possession, concession : trois objets qui ne se valent pas
C'est le vrai clivage du marché panaméen, et il est invisible à l'œil nu. Un acheteur français lit le mot propriété et projette dessus le cadastre auquel il est habitué. Sur place, trois situations différentes se cachent derrière le même discours commercial.
| Objet | Nom local | Ce qui prouve le droit | Revente et financement | Dossier de résidence | Risque |
|---|---|---|---|---|---|
| Titre enregistré | Propiedad titulada | Numéro de finca inscrit au Registro Público, avec son historique de propriétaires et de charges | Se vend, s'hypothèque, se transmet. Le marché la finance. | Oui, sous réserve du seuil et de l'absence de gage | Faible |
| Droit de possession | Derecho posesorio | Aucune inscription. Une reconnaissance administrative de l'occupation d'une terre restée nationale | Se cède entre particuliers, mais aucune banque ne la finance | Non. Aucune certification du Registro Público ne peut être émise | Élevé |
| Concession | Concesión | Contrat administratif à durée déterminée portant sur un bien du domaine public | Se cède avec l'accord de l'autorité concédante, dans la durée restante | À faire trancher au cas par cas par un avocat | Moyen, très dépendant du contrat |
Le droit de possession, le piège de Bocas et de Boquete
Le derecho posesorio est une reconnaissance de fait : quelqu'un occupe une terre qui appartient encore à l'État, de manière paisible et ininterrompue, et la loi reconnaît cette possession au-delà de cinq années démontrées. Ce n'est pas rien, cela se cède, cela se transmet, et des milliers de Panaméens vivent ainsi. Mais ce droit n'est inscrit nulle part au Registro Público, ce qui a trois conséquences immédiates pour un acheteur étranger.

Personne ne peut vérifier de manière indépendante l'étendue de ce que vous achetez, ni s'il a déjà été cédé à un autre. La preuve de la possession se fait par des attestations d'usage, des témoignages de voisins et des documents d'autorités de police, dont la loi précise elle-même qu'ils ne sont pas définitifs: en cas de contestation, on finit devant un tribunal. Aucune banque ne prête contre un actif qu'elle ne peut pas hypothéquer, ce qui réduit d'autant le nombre d'acheteurs à la revente. Et engager une titulación, c'est ouvrir un dossier administratif dont ni la durée ni l'issue ne vous sont garanties au moment de payer.
Les terres rurales converties, l'autre zone grise
Autour de Boquete et sur les hauteurs de Chiriquí, une partie de l'offre résidentielle est née de la division de terres agricoles. L'opération est banale et souvent parfaitement propre, mais elle multiplie les points de contrôle : le lotissement a-t-il été approuvé, les lots ont-ils reçu chacun leur finca, la servitude d'accès figure-t-elle à l'acte, l'eau vient-elle d'un réseau ou d'une source dont l'usage est partagé entre voisins.

Rien de tout cela n'apparaît sur une annonce. Tout apparaît sur la certification et sur le relevé d'arpenteur. C'est la raison pour laquelle un achat en province coûte davantage en frais de vérification qu'un appartement dans une tour de la capitale, où la finca est inscrite depuis la livraison et où les limites ne se discutent pas. Le même arbitrage se pose sur la côte, entre les lotissements structurés de la Riviera Pacifique autour de Coronado et les terrains isolés.
Le Registro Público, et l'avocat qui n'est pas celui du vendeur
Le Registro Público est le seul juge
Au Panama, la propriété immobilière se prouve par l'inscription. Chaque bien titré porte un numéro de finca, et la certification délivrée par le Registro Público dit qui en est propriétaire, depuis quel acte, et quelles charges pèsent dessus : hypothèques, saisies, servitudes, promesses antérieures. Cette pièce est le socle de tout le reste.
Deux règles pratiques en découlent. La certification se commande par votre camp, jamais par le vendeur, parce qu'un document transmis par un tiers intéressé peut être ancien, partiel ou retouché. Et elle se rafraîchit juste avant la signature, parce qu'une inscription peut tomber entre-temps.
Le corollaire est plus brutal : tant que votre acte n'est pas inscrit, vous n'êtes pas propriétaire face aux tiers. C'est cette inscription, et non la signature chez le notario, qui doit déclencher la libération du solde.
Votre avocat doit être le vôtre
C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Sur une transaction panaméenne, l'agent immobilier est rémunéré par le vendeur, et l'avocat que ce dernier vous présente comme celui qui va tout gérer défend les intérêts du vendeur. Il n'y a rien d'illégal là-dedans, simplement une divergence d'intérêts que l'acheteur découvre au mauvais moment.
La loi panaméenne sur la profession d'avocat n'oblige pas formellement un particulier à se faire représenter pour vendre ou acheter son propre bien. Elle interdit en revanche au notaire d'instrumenter sur une minute qui n'a pas été rédigée et signée par un avocat dès qu'on sort de ce cas, et l'acte pris en violation est nul. Dès qu'une société, un mandataire ou une succession entre dans le montage, l'avocat n'est plus optionnel.
Il fait ensuite quatre choses que personne d'autre ne fera : il commande la certification, il rédige la promesse de vente et ses conditions suspensives, il monte le circuit de séquestre, et il suit l'inscription jusqu'au bout. Trois questions suffisent à le tester avant de le mandater. Avez-vous déjà travaillé pour ce vendeur, ce promoteur ou cette agence. Quels sont vos honoraires, par écrit, et que couvrent-ils. Et à quelle condition précise recommandez-vous de libérer les fonds.
Le déroulé d'une transaction, dans l'ordre
L'ordre compte autant que les étapes. La plupart des dossiers qui tournent mal ont simplement été menés dans le désordre, avec un acompte versé avant la première vérification. Nous n'indiquons volontairement aucun délai chiffré : ils dépendent du bien, de la province et de l'état du dossier du vendeur, et votre avocat est le seul à pouvoir vous les annoncer sur votre cas.
- 1
Mandater votre propre avocat
Avant la visite, pas après l'offre. C'est lui qui commandera les vérifications et rédigera vos clauses. Le choisir une fois le compromis signé revient à lui demander de valider un texte qu'il n'a pas écrit.
- 2
Faire sortir le certificat du Registro Público
La certification de la finca dit qui est propriétaire, depuis quand, et ce qui pèse dessus. Un vendeur qui ne peut pas produire un numéro de finca ne vend pas un titre, quelle que soit la beauté du terrain.
- 3
Signer une promesse de vente négociée
Le contrato de promesa de compraventa fixe le prix, le calendrier, le sort de l'acompte et les conditions suspensives. C'est le seul moment où vous avez encore du pouvoir de négociation. Passée en escritura publique puis inscrite au registre, elle bloque juridiquement la revente et le grèvement du bien par le promettant.
- 4
Séquestrer les fonds
L'acompte et le solde transitent par un tiers, jamais par le compte personnel de l'agent ni par celui du vendeur. Le fideicomiso est une activité supervisée par la Superintendencia de Bancos. L'escrow tenu par un cabinet ne l'est pas, ce qui vaut la peine d'être su avant de choisir.
- 5
Passer l'escritura pública devant notario
Le notario panaméen authentifie l'acte. Il ne vérifie pas pour vous l'opportunité de l'opération ni la propreté du titre. Ce travail-là a déjà dû être fait à l'étape 2.
- 6
Inscrire au Registro Público
Tant que l'acte n'est pas inscrit, vous avez un contrat, pas une propriété opposable. Le paiement du solde et la libération de l'escrow se calent sur cette inscription, jamais sur la signature.
Le point bancaire

Faire transiter plusieurs centaines de milliers de dollars suppose un circuit bancaire accepté des deux côtés. Les banques panaméennes appliquent une vigilance renforcée sur l'origine des fonds, et demandent des justificatifs que peu d'acheteurs préparent à l'avance : relevés, avis d'imposition, acte de cession de l'actif vendu en France.
Le sujet et l'ordre imposé des démarches sont traités dans notre guide sur le système bancaire panaméen.
Un mot sur le vocabulaire, parce qu'on vous proposera les deux. Le fideicomiso est une activité réglementée, exercée par des fiduciaires supervisés par la Superintendencia de Bancos, et celui qui porte sur un immeuble panaméen doit être constitué par acte public. Un compte d'escrow tenu par un cabinet d'avocats ne relève pas du même encadrement. Demandez lequel des deux vous est proposé.
Ce que la transaction prélève, poste par poste
Les trois premières lignes sont fixées par le Code fiscal et pèsent sur le vendeur. Les autres se négocient, et varient trop d'un dossier à l'autre pour qu'un chiffre soit honnête ici. Une exception mérite d'être connue de l'acheteur : la loi qui institue l'impôt de transfert exonère la vente d'un logement neuf acquis par l'acheteur pour son propre usage. Quand un intervenant refuse de vous donner sa grille par écrit avant que vous signiez quoi que ce soit, c'est en soi une information.
| Poste | À la charge de | Taux | Assiette et remarque |
|---|---|---|---|
| Impôt de transfert (ITBI) | Vendeur | 2 % | Sur le plus élevé du prix de transfert et de la valeur cadastrale en vigueur. Le notario ne peut pas authentifier l'acte sans le justificatif de paiement |
| Avance sur la plus-value | Vendeur | 3 % | Acompte d'impôt sur le revenu, calculé sur le plus élevé du prix total et de la valeur cadastrale |
| Impôt sur la plus-value | Vendeur | 10 % | Sur le gain réel, prix de vente moins coût de base, améliorations et frais. Le vendeur peut aussi opter pour garder les 3 % comme imposition définitive |
| Honoraires d'avocat | Chacun le sien | Variable | Se négocie au forfait ou en pourcentage. Exigez la grille écrite avant de mandater |
| Notario et inscription | Acheteur en général | Variable | Tarifs administratifs indexés sur la valeur de l'acte. Votre avocat les chiffre à l'avance |
| Escrow ou fideicomiso | Négociable | Variable | Commission de l'agent séquestre, souvent un pourcentage plancher assorti d'un minimum forfaitaire |
Pourquoi la fiscalité du vendeur est votre affaire
L'impôt de transfert et la plus-value sont dus par le vendeur, et un acheteur pressé les balaie d'un revers de main. C'est une erreur pour deux raisons. D'abord parce que ces prélèvements sont dans le prix : un vendeur qui les découvre tard cherchera à les répercuter en cours de négociation. Ensuite parce que les justificatifs de paiement doivent figurer dans l'escritura elle-même, et que le notario ne peut pas authentifier l'acte sans eux. Un vendeur qui ne paie pas bloque donc votre acte, votre inscription et la libération de votre escrow, pas seulement ses propres affaires.
Le même raisonnement vaut pour l'impôt foncier courant. Faites confirmer par écrit qu'il est à jour à la date de l'acte, et faites-en une condition de libération des fonds.
Ce que le bien coûte une fois qu'il est à vous
Depuis la loi 66 de 2017, l'impôt foncier distingue la résidence principale du reste du patrimoine. Déclarée en patrimoine familial ou en résidence principale, elle est exonérée jusqu'à 120 000 USD de valeur cadastrale, puis taxée à 0,50 % jusqu'à 700 000 USD et 0,70 % au-delà. Les autres biens sont exonérés jusqu'à 30 000 USD, puis imposés à 0,60 % jusqu'à 250 000 USD, 0,80 % jusqu'à 500 000 USD et 1 % au-delà. Le paiement se fait en trois échéances, aux 30 avril, 31 août et 31 décembre, avec une remise de 10 % pour qui règle l'annualité avant le 30 avril sans arriéré.
À cela s'ajoutent, en copropriété, les charges de maintenance du régime de propiedad horizontal, qui montent vite dans les tours à services. Sur le plan déclaratif français, la détention d'un bien panaméen n'échappe pas à vos obligations : le partage de compétence entre les deux pays est expliqué sur notre page territorialité de l'impôt panaméen.
En nom propre ou par une société
La question revient dans tous les rendez-vous, et elle est presque toujours posée à l'envers. Détenir par une sociedad anónima n'est ni un avantage automatique ni un signal suspect : c'est un outil, qui simplifie certaines transmissions et certaines reventes, mais qui ajoute une structure à entretenir, des frais annuels et des obligations déclaratives devenues sérieuses depuis 2016. L'achat en nom propre convient à un grand nombre de dossiers de résidence.
Le bon ordre est celui-ci : d'abord l'objectif, ensuite le véhicule. Un logement pour y vivre, un actif locatif, un support de dossier migratoire et une transmission familiale n'appellent pas la même réponse. Nous avons détaillé ce qui a changé et ce qui reste légitime sur notre page consacrée à la société anonyme panaméenne.
Un point mérite d'être connu avant de choisir : sur les dossiers de résidence adossés à un bien, la détention par une société est admise à condition que les actions soient nominatives et au nom du demandeur, les actions au porteur étant refusées.
Le crédit local
Nous ne publions ici ni taux, ni durée, ni pourcentage d'apport, et nous n'affirmons même pas qu'un non-résident obtient un crédit local : nous n'avons trouvé aucune source de premier rang qui le documente pour l'ensemble de la place. Les chiffres qui circulent sur les blogs francophones ne valent rien au guichet. La seule réponse utile est un accord de principe écrit, obtenu de la banque, sur votre dossier, avant de signer.
Trois constantes, en revanche, ne dépendent pas de l'établissement. Le bien doit être titré, puisqu'une banque prête contre une hypothèque inscrite. Le dossier d'origine des fonds est examiné avec la même rigueur que pour une ouverture de compte. Et l'instruction bancaire s'ajoute au calendrier de la transaction, ce qui doit se traduire par une condition suspensive dans la promesse de vente, pas par un pari.
La vérification en douze points, avant de signer quoi que ce soit
Neuf de ces points sont bloquants : tant que la réponse n'est pas obtenue par écrit, aucun fonds ne bouge. Les trois autres se négocient ou se compensent par le prix. Passez la liste à votre avocat au premier rendez-vous et demandez-lui de la renvoyer annotée.
- 1
Exiger le numéro de fincaBloquant
Pas une adresse, pas un plan, pas une photo de titre. Un numéro inscrit, vérifiable par un tiers.
- 2
Commander la certification du Registro PúblicoBloquant
Datée de quelques jours, obtenue par votre avocat et non fournie par le vendeur. Le registre est public et se consulte librement.
- 3
Lire les charges et la situation fiscaleBloquant
Hypothèques, saisies, servitudes, usufruits, promesses antérieures, impôt foncier à jour. Une charge inscrite vous suivra.
- 4
Remonter la chaîne des propriétairesBloquant
Une revente rapide après une titulación récente mérite une explication écrite.
- 5
Vérifier que le vendeur est bien le vendeurBloquant
Cédula ou passeport, et pour une société, certificat du Registro Público plus procuration du signataire.
- 6
Contrôler la distance aux frontièresBloquant
À moins de dix kilomètres d'une frontière, un acheteur étranger n'acquiert pas, quel que soit le montage.
- 7
Qualifier le bord de merBloquant
Rive de plage, zone côtière, concession. Demandez où passe la limite, en mètres, et qui l'a mesurée.
- 8
Faire inscrire la promesse de venteBloquant
Une promesse passée en escritura publique et inscrite interdit au vendeur de céder ou d'hypothéquer le bien.
- 9
Commander un relevé d'arpenteur
Les limites sur le terrain et les limites au plan divergent plus souvent qu'on ne l'imagine.
- 10
Vérifier l'accès et les réseaux
Servitude de passage inscrite, eau, électricité, assainissement. Un terrain enclavé se revend mal.
- 11
Auditer la copropriété
Règlement, budget, fonds de réserve, arriérés du lot. Les dettes de charges se rattrapent au lot.
- 12
Verrouiller le circuit de paiementBloquant
Tiers séquestre identifié et supervisé, libération conditionnée à l'inscription, clause de restitution si elle échoue.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur l'achat immobilier au Panama
Un étranger peut-il acheter une maison au Panama en son nom propre ?
Oui. Le Panama ne réserve pas la propriété immobilière à ses ressortissants et un Français achète, détient et revend en son nom propre, résident ou non. Une seule interdiction vise nommément les étrangers : l'article 291 de la Constitution leur ferme les terres situées à moins de dix kilomètres des frontières, en visant aussi les sociétés panaméennes à capitaux étrangers. L'article 290 ferme par ailleurs l'acquisition aux gouvernements étrangers. Le régime particulier des îles et le domaine public littoral sont, eux, des limites qui s'appliquent à tout le monde, Panaméens compris.
Quelle est la différence entre un titre et un droit de possession au Panama ?
Un titre est une finca inscrite au Registro Público, avec un numéro, un historique et une colonne de charges consultables. Un droit de possession est la reconnaissance administrative de l'occupation d'une terre restée propriété de l'État. Le premier se prouve, s'hypothèque et se finance. Le second se cède entre particuliers mais ne s'enregistre pas, ce qui le rend invérifiable par un tiers et non finançable par une banque.
Un bien en droit de possession permet-il d'obtenir un visa par investissement ?
Non. Les permis de résidence adossés à un investissement immobilier exigent une certification du Registro Público prouvant la propriété d'une finca et l'absence de gage. Un droit de possession n'a pas de numéro de finca, donc aucune certification ne peut être émise sur lui. Le bien peut être habitable et se revendre localement, il ne monte pas un dossier migratoire.
Ai-je besoin d'un avocat pour acheter au Panama ?
Vous avez besoin du vôtre. La loi panaméenne sur la profession d'avocat n'impose pas formellement de représentation pour vendre ou acheter son propre bien, mais elle interdit au notaire d'instrumenter sur une minute non rédigée par un avocat dans les autres cas, sous peine de nullité de l'acte. En pratique, dès qu'une société, un mandataire ou une succession entre dans le montage, la question ne se pose plus. Et surtout : l'agent est payé par le vendeur, et l'avocat que le vendeur vous présente défend le vendeur.
Combien coûte une transaction immobilière au Panama ?
Deux prélèvements sont chiffrés par le Code fiscal et pèsent sur le vendeur. Un impôt de transfert de 2 %, assis sur le plus élevé du prix et de la valeur cadastrale, et un impôt sur la plus-value au taux fixe et définitif de 10 % du gain quand la vente sort de l'activité habituelle du vendeur. Les deux sont exigibles avant l'inscription de l'acte au Registro Público, ce qui en fait un point de blocage du calendrier. Le reste, honoraires d'avocat, notario, inscription et escrow, varie selon le dossier et se demande par écrit avant de mandater.
Peut-on acheter au bord de la mer au Panama ?
On achète en front de mer, pas la plage elle-même. La Constitution range la mer territoriale, les plages et leurs rives parmi les biens de l'État affectés à l'usage public, qui ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation privée. La loi sur la titulación du littoral chiffre la rive inaliénable à 22 mètres depuis la ligne de haute mer côté Pacifique et 10 mètres côté Atlantique, à l'intérieur d'une zone côtière de 200 mètres dont seule la partie en retrait est adjugeable. Ce qui se commercialise au-delà relève soit d'un titre, soit d'une concession à durée déterminée, dont il faut lire l'échéance et les causes de résiliation.
Faut-il acheter via une société panaméenne ?
C'est un choix technique, pas une règle. Détenir par une sociedad anónima simplifie certaines transmissions et reventes, mais ajoute une structure à entretenir et des obligations déclaratives. L'achat en nom propre convient à beaucoup de dossiers de résidence. L'arbitrage se fait avec un avocat panaméen au regard de votre situation familiale et fiscale française, pas sur la brochure d'un promoteur.
Le marché au mètre carréLes ordres de grandeur par ville et par quartier, une fois la méthode acquise.
Résidence par investissementQuand le bien sert de véhicule migratoire : seuils, pièces et preuves exigées.
Le système bancaire panaméenL'ordre imposé des démarches et les motifs de refus les plus fréquents.
La sociedad anónimaDétenir par une société : ce que cela apporte, ce que cela impose.Sources ouvertes et lues pour cette page, le 30 août 2026 : Constitution politique de la République du Panama, articles 258, 290 et 291 ; loi 106 du 30 décembre 1974 pour le taux, l'assiette et le redevable de l'impôt de transfert, ainsi que l'exonération du logement neuf ; loi 49 de 2009 réécrivant le littéral a de l'article 701 du Code fiscal pour la plus-value, l'avance de 3 % et l'option définitive ; loi 80 du 31 décembre 2009 pour les droits de possession, la rive de plage et la zone côtière ; loi 2 du 7 janvier 2006 pour les concessions touristiques ; Code civil, articles 1221, 1753 à 1769, pour le Registro Público et la promesse de vente inscrite ; loi 9 de 1984 pour l'intervention de l'avocat ; loi 1 de 1984 et loi 21 de 2017 pour le fideicomiso ; site de la Dirección General de Ingresos pour le barème de l'impôt foncier, les trois échéances et la remise de 10 %, qui appliquent la loi 66 de 2017 et l'article 9 de la loi 208 de 2021. Aucun délai de procédure, aucun honoraire et aucune condition de crédit n'est publié ici, faute de source de premier rang. Cette page est un travail éditorial et ne constitue pas un conseil juridique.