
Visa D7 Portugal ou Pensionado Panama : lequel pour un retraité français ?
Le D7 portugais est le réflexe par défaut quand on envisage de prendre sa retraite hors de France. La fin du régime des résidents non habituels et le durcissement de la loi sur la nationalité ont changé la donne. Voici la comparaison sur les six critères qui décident réellement, sans conclure d'avance.
Ce qui a changé, et pourquoi la comparaison de 2022 ne vaut plus
Pendant une dizaine d'années, la réponse tenait en une phrase : le Portugal offrait une exonération quasi totale sur les pensions étrangères, l'Europe, la proximité et un système de santé public. Le Panama servait de plan B pour les profils atypiques. Cette phrase est aujourd'hui inexacte sur son point central.
Le régime des résidents non habituels a été abrogé au 1er janvier 2024, et la dernière inscription possible au titre du régime transitoire était le 31 mars 2025. Le dispositif qui l'a remplacé cible la recherche scientifique, l'innovation et l'emploi qualifié : les pensions en sont formellement exclues du texte. Un retraité français qui s'installe au Portugal en 2026 relève donc du barème progressif de droit commun, comme un salarié portugais.
Second changement, moins commenté en France : depuis le 19 mai 2026, la durée de résidence légale exigée pour demander la naturalisation portugaise est passée de cinq à sept ans pour les ressortissants de l'Union européenne, avec de nouvelles conditions de connaissance de la langue, de l'histoire et des institutions. Beaucoup de pages francophones affichent encore « cinq ans » et un régime fiscal disparu depuis deux ans. La comparaison qui suit part de l'état du droit tel qu'il est vérifiable aujourd'hui.
Le seuil de revenus : un plancher mobile contre un plancher figé
Le D7 n'a pas de montant propre. Le texte portugais qui définit les moyens de subsistance renvoie au salaire minimum mensuel garanti, avec une pondération par foyer : 100 % pour le premier adulte, 50 % pour chaque adulte supplémentaire, 30 % par enfant mineur ou majeur à charge. Comme ce salaire minimum a été porté à 920 euros au 1er janvier 2026, le plancher suit mécaniquement.
| Composition du foyer | Coefficient | Par mois | Sur 12 mois |
|---|---|---|---|
| Une personne seule | 100 % | 920 EUR | 11 040 EUR |
| Un couple | 150 % | 1 380 EUR | 16 560 EUR |
| Un couple avec un enfant mineur | 180 % | 1 656 EUR | 19 872 EUR |
Le texte raisonne en montant mensuel. L'annualisation sur 12 mois est une convention de lecture. Le multiplicateur de 14 mois que reprennent certains cabinets, par analogie avec la structure des salaires portugais, ne repose sur aucun texte que nous ayons pu lire.
Côté panaméen, la logique est inverse. Le seuil est un montant nominal inscrit dans le décret d'application de 2008 : 1 000 dollars par mois, à condition que la pension soit viagère, plus 250 dollars mensuels de solvabilité par personne à charge. Il n'est indexé sur rien et n'a pas bougé depuis. Deux aménagements comptent pour un couple français : les époux peuvent cumuler leurs pensions pour atteindre le seuil, et l'achat d'un bien immobilier de plus de 100 000 dollars au nom propre du demandeur abaisse le plancher à 750 dollars.
En pratique, le Panama est plus accessible qu'on ne le croit pour un couple modeste, et le Portugal plus exigeant qu'il n'y paraît. Un couple de retraités avec deux petites pensions cumulant 1 200 euros passe la barre panaméenne mais reste sous les 1 380 euros exigés par le D7. À l'inverse, une personne seule percevant 1 000 euros passe au Portugal et se retrouve juste à la limite au Panama, avec un risque de change puisque son revenu est en euros et le seuil en dollars. Le détail de la procédure panaméenne, des pièces apostillées à la certification de pension viagère, se trouve sur notre guide complet du Programa Pensionado.
L'imposition de la pension française, là où tout se joue
Au Portugal : le barème, et rien que le barème
La convention franco-portugaise attribue l'imposition des pensions privées, donc de la retraite de base et de la complémentaire d'un ancien salarié, au seul État de résidence. Une fois résident fiscal portugais, votre pension est imposée au Portugal et la France l'exonère. Reste à savoir combien.
Le barème portugais 2026 compte neuf tranches, de 12,5 % à 48 %, avec une taxe additionnelle de solidarité de 2,5 % au-delà de 80 000 euros de revenu et de 5 % au-delà de 250 000 euros. La catégorie des pensions bénéficie d'une déduction spécifique de 4 587,09 euros par titulaire en 2026. En appliquant le barème officiel à une personne seule sans autre revenu ni dépense déductible justifiée, on obtient des ordres de grandeur qui parlent plus que des taux marginaux.
environ 3 200 EUR d'impôt
soit près de 13 % du brut
reste environ 20 800 EUR
environ 6 750 EUR d'impôt
soit près de 19 % du brut
reste environ 29 250 EUR
Calculs effectués à partir du barème 2026 et de la déduction spécifique de la catégorie H, pour une personne seule, sans déduction à la collecte ni crédit d'impôt étranger. Toute dépense de santé justifiée réduit ces montants. Ce ne sont pas des résultats de simulateur officiel.

Lisbonne reste la porte d'entrée par défaut des retraités français au Portugal, mais c'est aussi la ville où l'écart de loyer avec le Panama se resserre le plus.
Au Panama : zéro sur place, mais la France reprend la main
Le Panama applique une fiscalité strictement territoriale. Une pension française n'est pas un revenu de source panaméenne, donc elle n'y est pas imposée. C'est exact, et c'est là que s'arrête la plupart des contenus commerciaux.
La convention fiscale franco-panaméenne, en vigueur depuis le 1er février 2012, comporte à son article 17 un second paragraphe décisif : ces pensions sont également imposables dans l'État d'où elles proviennent si elles ne sont pas soumises à l'impôt dans l'autre État. C'est une clause anti double exonération. Puisque le Panama n'impose pas la pension, la condition est remplie et la France conserve son droit d'imposer. En pratique, la retenue à la source des non-résidents s'applique par tranches à 0 %, 12 % et 20 %, avec un taux minimum d'imposition de 20 % qui peut être écarté si le taux moyen calculé sur les revenus mondiaux est plus favorable.
Autrement dit, le match fiscal n'oppose pas « 0 % au Panama » à « barème au Portugal ». Il oppose une imposition française résiduelle à une imposition portugaise pleine, et l'écart réel dépend du niveau de pension, de sa nature et du taux moyen. Le mécanisme complet, retenue à la source, taux minimum et obligations déclaratives, est détaillé dans notre analyse de la convention fiscale entre la France et le Panama. Une précision qui vaut pour les deux destinations : une pension de fonctionnaire reste imposable en France dans tous les cas, ce qui annule purement et simplement l'argument fiscal.
Le Panama est un territoire non coopératif, et votre patrimoine français s'en souvient
C'est probablement le point le plus lourd de toute la comparaison, et il est presque toujours absent des pages qui opposent les deux destinations. Le Panama figure sur la liste française des États et territoires non coopératifs, au sens de l'article 238-0 A du code général des impôts. La liste a été mise à jour par un arrêté du 15 avril 2026, applicable depuis le 27 avril 2026, et le Panama y demeure, par l'effet de son inscription à l'annexe I de la liste européenne des juridictions non coopératives, confirmée par le Conseil le 17 février 2026.
Ce n'est pas une abstraction diplomatique. Pour une personne physique établie dans un territoire non coopératif, deux conséquences se chiffrent immédiatement.
Assurance vie.Le rachat d'un contrat par une personne établie dans un territoire non coopératif est soumis à un prélèvement de 75 %, quelle que soit l'ancienneté du contrat, au lieu de 7,5 % après huit ans. Sur un contrat de 200 000 euros de gains latents, le calcul n'a plus rien d'un détail administratif.
PEA.L'installation dans un territoire non coopératif entraîne la clôture du plan. Le Portugal, membre de l'Union européenne, ne pose évidemment aucune de ces deux questions.
Pour un retraité dont le patrimoine tient à un bien immobilier et à une pension, l'effet est modéré. Pour celui qui a construit son complément de revenu sur l'assurance vie et un portefeuille d'actions, il peut à lui seul annuler tout l'avantage panaméen. Il se traite avant le départ, pas après : le détail figure sur la page fiscalité du retraité français au Panama. À noter, pour éviter une confusion fréquente : le Panama est sorti de la liste grise du GAFI en octobre 2023, mais cette liste concerne le blanchiment, pas la fiscalité. Les deux sujets n'ont pas le même effet sur votre déclaration.
La santé, et la règle des quinze ans que personne ne cite
Un retraité français titulaire d'une pension française et sans activité professionnelle obtient de sa caisse le formulaire portable S1, le remet à la caisse maladie portugaise et se fait soigner par le service national de santé selon les règles portugaises, aux frais de la sécurité sociale française. Le mécanisme est prévu par le règlement européen de coordination et fonctionne sans négociation. Il s'interrompt si une pension portugaise s'ajoute ou si une activité professionnelle est exercée sur place : le Portugal devient alors compétent.
Au Panama, rien de tout cela. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Panama. Pas de S1, pas de carte européenne, aucune prise en charge par la caisse panaméenne pour le compte de la France. La couverture se rachète intégralement, par la Caisse des Français de l'étranger ou par un assureur international. Le barème officiel d'avril 2026 de la CFE place l'offre destinée aux retraités à 492 euros par trimestre en formule solo, soit 1 968 euros par an, et 894 euros par trimestre en formule famille. Une catégorie aidée ramène la cotisation à 228 euros par trimestre lorsque les ressources sont inférieures à 24 030 euros. Notre comparatif des assurances santé internationales détaille ce que couvre réellement ce socle et ce qu'il faut y ajouter.
Le point de bascule est ailleurs, et il est rarement écrit. Un pensionné résidant hors de l'Union européenne dans un pays sans convention ne bénéficie de la prise en charge de ses soins lors de ses séjours temporaires en France que s'il justifie d'au moins quinze années de cotisation à un régime de base français. En dessous, il n'est plus couvert lorsqu'il revient. Le résident du Portugal, lui, n'est soumis à aucune condition de durée et peut revenir se faire soigner en France, y compris pour des soins programmés. Pour une carrière courte, une carrière partagée avec un autre pays ou une réversion, cette seule ligne peut trancher le débat.
Une idée reçue à écarter côté portugais : il n'existe aucune exonération de ticket modérateur liée à l'âge. Depuis 2022, en revanche, ces frais ne subsistent plus que pour les urgences hospitalières auxquelles on se présente sans orientation préalable du service de santé.

Panama City concentre les hôpitaux privés de référence du pays. Hors de la capitale et de David, l'offre de spécialistes se raréfie très vite, ce qui pèse dans le choix d'une ville de retraite.
La distance, mesurée en fréquence de retour plutôt qu'en heures de vol
Paris Lisbonne, c'est 2 h 45 et 1 469 kilomètres, sur une liaison desservie par plusieurs compagnies au départ de trois aéroports franciliens. Paris Panama, c'est 11 h 25 et 8 655 kilomètres, avec un seul transporteur sans escale, Air France, et une fréquence qui oscille entre deux et cinq rotations hebdomadaires selon la saison.
Le chiffre qui compte n'est pas la durée mais ce qu'elle autorise. Depuis le Portugal, un aller retour de quatre jours pour une hospitalisation d'un parent ou un rendez-vous notarial reste une décision banale. Depuis le Panama, le même déplacement mobilise deux journées entières de transport et un décalage horaire de six à sept heures. Nous ne publions volontairement aucun prix de billet : un tarif relevé sur un moteur de réservation n'a aucune valeur documentaire six mois plus tard. Chiffrez-le sur vos propres dates, en comptant deux à trois retours par an, puis reportez le résultat dans votre budget annuel. C'est souvent ce calcul, et non la fiscalité, qui fait pencher la décision.
Un point administratif s'y ajoute : le certificat de vie annuel, exigé pour continuer à percevoir sa retraite sous peine de suspension du versement. Neuf pays européens en sont dispensés par échange automatique de données. Le Panama n'en fait pas partie, le Portugal si.
Le coût de la vie : un écart réel, mais plus mince que la légende
Les données comparatives collaboratives les plus complètes disponibles fin août 2026 donnent le Panama 6,7 % moins cher que le Portugal hors loyer, et 7,8 % moins cher loyer inclus. Le détail est plus instructif que la moyenne : les loyers sont inférieurs d'environ 10 %, la restauration de 15 %, mais les courses alimentaires sont 12,5 % plus chères au Panama, un pays qui importe une grande partie de ce qu'il consomme. Le carburant y coûte en revanche moitié moins cher, et l'abonnement de transport public deux fois moins.
| Poste | Portugal | Panama |
|---|---|---|
| Loyer d'un deux-pièces en centre-ville | 919 EUR | 808 EUR |
| Loyer d'un deux-pièces hors centre | 726 EUR | 623 EUR |
| Charges courantes, logement de 85 m² | 121 EUR | 99 EUR |
| Repas au restaurant, formule simple | 12,00 EUR | 6,89 EUR |
| Essence, le litre | 1,82 EUR | 0,94 EUR |
| Abonnement de transport public | 40 EUR | 18 EUR |
Trois réserves de lecture s'imposent. Ces relevés sont déclaratifs, et l'échantillon portugais est près de huit fois plus fourni que le panaméen. Ils comparent des moyennes nationales, ce qui met dans le même sac Lisbonne et l'intérieur du pays, Panama City et les hautes terres. Surtout, un écart de 6,7 % est inférieur à l'amplitude annuelle habituelle du change entre l'euro et le dollar. Un retraité payé en euros dans un pays dollarisé peut voir la hiérarchie s'inverser en un semestre, sans que rien n'ait bougé sur place.
Il manque enfin un poste au tableau, et c'est le plus différenciant : la santé, quasi gratuite au Portugal avec le formulaire S1, et facturée au minimum 1 968 euros par an au Panama. Réintégrez-la avant de conclure. Pour construire un budget mensuel réaliste, ville par ville, notre page sur le coût de la vie au Panama descend au niveau des postes réels, et l'exercice vivre au Panama avec 1 500 euros par mois teste le scénario le plus fréquent chez les lecteurs.

La vallée de Boquete, dans la province de Chiriquí, concentre l'essentiel de la communauté de retraités étrangers du Panama, pour son climat de moyenne montagne. Portrait détaillé sur notre page s'installer à Boquete.
La stabilité de la règle, critère sous-estimé d'un projet à vingt ans
Une retraite à l'étranger se décide pour deux décennies. La question n'est donc pas seulement de savoir ce que dit la règle aujourd'hui, mais à quelle vitesse elle bouge.
Le Portugal a beaucoup bougé : suppression du régime des résidents non habituels en 2024, refonte de la loi sur les étrangers en octobre 2025, délai de naturalisation porté à sept ans en mai 2026, revalorisation des taxes administratives au 1er mars 2026, et un engorgement historique de l'agence chargée des titres de séjour, dont le stock de dossiers en attente a culminé autour de 410 000 en 2024. C'est le prix d'un État de droit très exposé politiquement sur le sujet migratoire.
Le Panama a très peu bougé : les articles qui régissent le Pensionado datent de 2008, modifiés une fois en 2009, et rien ne les a touchés depuis. Le permis est délivré pour une durée indéfinie, sans prorogation à demander. Cette stabilité a deux revers. Un seuil figé depuis dix-huit ans finit par être révisé un jour, et la position du pays sur les listes fiscales européennes dépend de décisions extérieures, révisées à Bruxelles, sur lesquelles le résident n'a aucune prise.
Le comparatif en une page
| Critère | Portugal, visa D7 | Panama, Pensionado |
|---|---|---|
| Seuil de revenus, personne seule | 920 EUR par mois en 2026, indexé sur le salaire minimum portugais | 1 000 USD par mois, pension viagère, sans indexation depuis 2008 |
| Seuil pour un couple | 1 380 EUR par mois (100 % + 50 %) | 1 000 USD au total, les deux pensions peuvent être cumulées |
| Imposition de la pension privée française | Barème progressif portugais, aucun régime de faveur depuis 2024 | Rien au Panama, mais la France conserve le droit d'imposer |
| Durée du titre de séjour | 2 ans, puis renouvellements de 3 ans, permanent à 5 ans | Résidence permanente d'emblée, sans prorogation à demander |
| Accès à la santé publique | Inscription au SNS avec le formulaire S1, à la charge de la France | Aucune coordination, assurance privée ou CFE obligatoire |
| Soins lors des retours en France | Pris en charge sans condition de durée de cotisation | Conditionnés à 15 années de cotisation en France |
| Vol depuis Paris | Environ 2 h 45, 1 469 km | Environ 11 h 25, 8 655 km, un seul opérateur sans escale |
| Statut fiscal du pays vu de France | État membre de l'Union européenne | Territoire non coopératif au sens de l'article 238-0 A du CGI |
| Nationalité accessible | Naturalisation après 7 années de résidence légale depuis mai 2026 | Sans objet pour la plupart des projets de retraite |
Frais officiels, pour mémoire : 110 euros pour le traitement du visa national portugais et 114,30 euros pour l'émission du titre de séjour en présentiel, contre 100 balboas pour le carnet de résident panaméen, le Pensionado étant exonéré des droits migratoires. Les honoraires d'avocat, obligatoires au Panama, ne sont tarifés par aucun texte et ne figurent donc pas ici.
Conclure honnêtement : à qui chaque destination convient
Un comparatif qui conclut systématiquement en faveur du pays dont il porte le nom ne convainc personne. Voici les profils tels que les six critères ci-dessus les dessinent, sans arrangement.
- Attaches familiales fortes en FranceParents âgés, enfants, petits-enfants, biens à gérer : deux heures quarante-cinq de vol et une absence de décalage horaire ne se remplacent par aucun avantage fiscal.
- Carrière courte ou pension de réversionEn dessous de quinze années de cotisation, les soins lors des retours en France ne sont plus pris en charge depuis un pays hors Union européenne. Le Portugal ne pose pas cette condition.
- Pathologie chronique ou suivi spécialisé lourdL'inscription au service national de santé avec le formulaire S1 et la possibilité de revenir se faire soigner en France, y compris pour des soins programmés, valent mieux qu'une assurance internationale à conditions.
- Budget serréL'écart de coût de la vie est de l'ordre de 7 %, largement absorbé par la seule couverture santé à racheter au Panama, sans compter les retours.
- Patrimoine financier français importantAssurance vie, PEA, portefeuille titres : le statut de territoire non coopératif du Panama coûte plus cher que ce que la territorialité rapporte.
- Projet de passeport européenSept années de résidence légale ouvrent la naturalisation portugaise, donc la citoyenneté de l'Union. Le Pensionado ne mène nulle part de comparable.
- Couple avec deux petites pensionsLe cumul des pensions des époux pour atteindre 1 000 dollars est expressément prévu, là où le D7 exige 1 380 euros pour un couple.
- Recherche d'un statut définitif tout de suiteLa résidence permanente est acquise dès l'octroi, sans prorogation ni renouvellement, quand le Portugal impose un titre de deux ans puis des renouvellements de trois ans.
- Aversion aux changements de règleLe cadre du Pensionado n'a pas été modifié depuis 2009, quand le Portugal a réformé la fiscalité, le séjour et la nationalité en moins de trois ans.
- Pension modeste et vie hors capitaleRestauration, transports, carburant et réductions légales accordées aux retraités résidents pèsent réellement dans un budget quotidien hors de Panama City.
- Patrimoine simple, revenus de pension uniquementSans assurance vie ni PEA à protéger, le principal inconvénient panaméen disparaît et la comparaison redevient équilibrée.

L'Algarve concentre la moitié des projets de retraite au Portugal, avec un marché locatif tendu par la demande étrangère.
Une remarque de méthode pour finir. Le D7 s'inscrit dans un compteur : la résidence permanente à cinq ans et la naturalisation à sept ans supposent une présence effective et régulière, donc chaque année perdue compte si votre horizon est européen. Le Pensionado, à l'inverse, est délivré pour une durée indéfinie et laisse le temps de tester une saison sur place avant de trancher. Pour cadrer votre situation, notre diagnostic des titres de résidence panaméens par profil indique en une ligne quel visa correspond à quel dossier.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur le Pensionado et le visa D7 portugais
Le seuil du visa D7 change-t-il chaque année ?
Oui. Le texte qui fixe les moyens de subsistance renvoie au salaire minimum portugais, et celui-ci est révisé au 1er janvier. Il est passé de 870 euros en 2025 à 920 euros en 2026. Un seuil lu dans un article de 2024 est donc mécaniquement faux aujourd'hui, alors que le seuil panaméen de 1 000 dollars n'a pas bougé depuis le décret de 2008.
Faut-il vraiment bloquer une année de revenus sur un compte portugais ?
Aucun texte publié n'impose un montant d'épargne. La documentation officielle demande la preuve du montant de la pension et la preuve qu'elle est encaissable au Portugal. C'est cette seconde exigence qui pousse beaucoup de consulats à réclamer un compte portugais alimenté. La pratique existe, la règle chiffrée n'existe pas : le montant demandé se vérifie auprès du poste consulaire compétent.
Le régime RNH est-il encore accessible au Portugal ?
Non. Le régime des résidents non habituels a été abrogé au 1er janvier 2024 et la dernière inscription possible, au titre du régime transitoire, était le 31 mars 2025. Le dispositif qui lui a succédé est réservé à des activités de recherche, d'innovation et d'emploi qualifié : les pensions en sont formellement exclues.
Peut-on travailler avec le Pensionado ?
Non, sauf exceptions très étroites prévues par la loi panaméenne de 1987 : services spécialisés rendus à l'État, investissement significatif dans une entreprise privée avec autorisation du ministère du Travail, siège au conseil d'administration d'une société dans laquelle on détient des parts. Le D7 portugais, lui, n'interdit pas une activité indépendante.
Le Panama est-il encore sur une liste noire ?
Il est sorti de la liste grise du GAFI, qui traite du blanchiment, en octobre 2023. Mais il figure toujours à l'annexe I de la liste européenne des juridictions non coopératives, confirmée par le Conseil le 17 février 2026, et par ricochet sur la liste française des territoires non coopératifs. Les deux sujets sont différents et souvent confondus.
Sources principales : décret d'application panaméen du 8 août 2008 modifié en 2009 et fiche officielle du Servicio Nacional de Migración, arrêté portugais fixant les moyens de subsistance et barème de l'impôt sur le revenu portugais 2026, conventions fiscales France Portugal et France Panama publiées par la DGFiP, arrêté du 15 avril 2026 sur les États et territoires non coopératifs, code de la sécurité sociale et circulaire de l'Assurance Maladie du 31 août 2021, barème de la Caisse des Français de l'étranger d'avril 2026. Page vérifiée le 30 août 2026. Ces éléments sont d'ordre général et ne remplacent pas l'avis d'un avocat ou d'un fiscaliste sur votre situation.



